Ce que j'ai pensé de

Ce que j'ai pensé de
Des bouquins, et pas de place pour les ranger

samedi 16 novembre 2013

Le temps, bordel.

Le temps et l'argent partagent cette propriété paradoxale : moins on en a, plus on en perd. On veut aller vite, parce que le boulot, le ménage, les factures, les trajets en voiture, bref, parce que la vie nous dévore la vie. Mais ce qui est bon marché coûte cher, et ce qu'on fait à la va-vite prend du temps.

Lorsque j'enregistre les chroniques pour Des Poches Sous Les Yeux, j'essaie de faire vite. Et comme je suis tout sauf un journaliste professionnel, je bafouille, je m'y reprends à deux fois, trois, quatre. À chaque bégaiement, chaque grommellement, à chaque syllabe ratée, je m'arrête, et je produis un claquement de langue sec, afin que dans mon logiciel de montage, la forme d'onde montre un trait vertical qui indique l'endroit où je dois couper. Quand c'est trop pourri, je m'arrête et je recommence dans un autre fichier. Je garde toutes les versions laborieusement enregistrées et je me dis : "je monterai ça". Et je monte. Je coupe, je colle, je raccourcis, j'équalise. Mais ça s'entend. Et je reçois des mails gentils, gênés : " Pour être tout à fait juste, il y avait 2-3 problèmes pas très graves de lecture dans la version sonore. Genre des phrases longues que tu coupes avec une respiration à un moment assez inadéquat."

Alors je soupire. L'expiration commence dans un "eh merde, il va falloir y retourner", et se termine avec "bon, au moins, il y en a qui écoutent, et ils ont l'oreille." Le lendemain, je n'y suis pour personne, je reprends tout à zéro, je répète, j'enregistre, jusqu'à obtenir une version à peu près potable, sur laquelle le montage sera cosmétique, c'est à dire, comme tout maquillage de bon goût, invisible, inaudible.

Évidemment, ce n'est jamais parfait. Parce que c'est un métier. Et pas le mien. Ce n'est jamais parfait parce que je ne peux faire ça qu'en rentrant le soir, après les heures passées "au travail". Un travail pas pire qu'un autre, mais pas meilleur ; c'est à dire un travail qui permet de vivre et qui empêche d'écrire.


Allez, après une chronique pareille, faut rigoler un peu, donc bonus / malus !

3 commentaires:

  1. Tu vois que tu peux me faire rire ! :)

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  2. J'ai quelques remarques à faire sur le bonus. D'abord, je n'ai pas bien compris de quel livre il s'agissait. La référence au bouquin n'est pas claire. Ensuite, il y a 4-5 défauts d'élocution qui rendent l'ensemble peu intelligible, sans parler de cet agaçant bruit de poutre qui craque. A mon humble avis, c'est de loin la plus mauvaise chronique audio de ce blog. On aurait préféré, enfin, j'aurais trouvé normal qu'il s'appelât "malus"...

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  3. Corrigé. Malus.
    Concernant le livre il s'agit de l'empreinte des cyber-tombeaux hommes ouverts à l'affaire cassée.

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